Origines de Bompas

Après la création de la Via Domitia par les romains (118 av. J.-C.), des installations agricoles se sont probablement implantées sur le territoire de la commune. Mais ce n’est qu’à partir de 876 que l’on trouve la première mention d’un village, baptisé Convengos, et déjà doté d’une église dédiée à Saint-Etienne.

En 1153, le cartulaire du Temple, qui recense les possessions des Templiers, évoque le village de Malpas, sans préciser s’il s’agit d’un nouveau village ou d’un changement de nom de Convengos. En 1268, le village est rebaptisé Bonpas (qui se transformera en Bompas en 1804).

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Mais pourquoi Bompas ?

A l’origine, la commune s’appelait Mal-pas (mauvais passage), probablement à cause du passage à gué que devaient emprunter les voyageurs se rendant de Salses à Ruscino.

Pourtant, en 1268, le village est rebaptisé Bonpàs (bon passage). On raconte que les Templiers auraient rendu la route plus sûre en asséchant les marécages et en chassant les brigands qui détroussaient les voyageurs.

Bompas gagnera son « m » au XIXème siècle, pour répondre aux exigences de la langue française.

Une seigneurie templière, puis hospitalière

Si, au XIIème siècle, la seigneurie de Bompas appartenait aux Comtes du Roussillon, elle aurait été donnée à l’Ordre du Temple, qui la gouverne jusqu’en 1312 (date de sa dissolution). Par la suite, la seigneurie fut transférée à l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui la conserve jusqu’à la Révolution.

Bonpas, un village agricole

Avant la Révolution, le village se consacre essentiellement à la production de blé, pour répondre aux exigences des intendants du roi. A cette époque, la culture de la vigne sera réservée aux plus mauvaises parcelles, car le royaume a essentiellement besoin de céréales. Mais, après la Révolution, les propriétaires terriens ne sont plus soumis aux directives royales. Le maraîchage et la vigne vont alors se développer, jusqu’à constituer l’essentiel de l’économie du village.


La coopérative de Bompas

Pour encourager l’exploitation et la commercialisation du vin, une cave coopérative est ouverte en 1907. Deuxième cave coopérative créée en France, elle assurera le développement de l’économie vinicole sur la commune. L’arrivée du train à vapeur en 1910 va participer à cet essor. En 1954, la cave coopérative vinicole de Bompas produit plus de 27.100 hectolitres de vins de table. En savoir plus…

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Le village devient ville…

La véritable expansion démographique de Bompas débute dans les années 1970, avec la mise en place des premiers lotissements. L’économie se transforme, et les terrains agricoles sont progressivement cédés au profit de l’aménagement urbain et immobilier. Progressivement, le village accueille les familles soucieuses de trouver un cadre de vie serein et préservé. Cette arrivée massive nécessite la mise en place de nouveaux équipements, de nouveaux services… Petit à petit, le village se transforme en ville…

Ça commence aujourd’hui !

En 1975, il y avait moins de 2.000 bompassencqs, alors qu’on en compte aujourd’hui plus de 7.000 ! Bien évidemment, cet essor démographique s’est accompagné de nouveaux enjeux pour la commune. Répondre aux attentes de ces nouvelles populations, moderniser les équipements et en créer de nouveaux, accompagner le bouleversement de l’économie communale, faire une place aux nouvelles générations… C’est le défi auquel s’attelle l’équipe municipale depuis plus de trente ans ! Et aujourd’hui, de nouveaux enjeux se présentent. La crise économique qui fragilise les populations appelle à plus de solidarité. L’équipe municipale y répond avec ambition, en privilégiant le lien social, en soutenant les plus démunis, mais surtout en dynamisant l’essor de la commune.

Avec bonheur, avec convivialité et avec solidarité… C’est aujourd’hui que l’histoire s’écrit !


Le trésor de Bompas…

Ce n’est pas une légende, le trésor de Bompas existe bel et bien ! Mais inutile de partir à sa recherche : il a déjà été découvert… Il s’agissait d’un lot de 511 pièces gauloises et 13 pièces romaines, datées de 122 et 77 av J.-C. C’est un paysan qui le découvrit en travaillant son champ, deux jours avant Noël. Les pièces sont aujourd’hui versées au fond du Musée Puig de Perpignan.

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